lundi 14 décembre 2015

Jean Tirole sur l’accord COP21 : «Nous ne sommes guère plus avancés qu’il y a six ans»

Jean Tirole

Le Prix Nobel d’économie analyse l’accord adopté samedi par les représentants des 195 Etats réunis au Bourget. A ses yeux, « il faut arrêter de tourner autour du pot et remettre les négociations climatiques sur les rails ». Il donne ses pistes pour aller plus loin

Laurent Fabius, très ému, a remis samedi en fin de matinée la version finale de l’accord sur le climat aux 195 représentants des pays participant à la COP21, le qualifiant d’« ambitieux et équilibré ». Le texte a été approuvé en séance plénière en fin de journée. Dans une tribune exclusive pour l’Opinion, Jean Tirole juge que les moyens de cette ambition affichée à la COP21 ne sont ni assez précis, ni à la hauteur des objectifs à atteindre. Il souligne néanmoins plusieurs « causes d’optimisme ».
La COP 21 se devait de déboucher sur un accord efficace, juste et crédible. Mission accomplie ? L’accord annoncé est ambitieux. L’objectif à atteindre est maintenant « bien en dessous des 2 °C » et

vendredi 11 décembre 2015

Changer de logiciel politique ou aller dans le mur

10 décembre 2015 • Agnès Verdier-Molinié
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Les partis « traditionnels » sont hués par les citoyens lors de ces régionales. Pourquoi ? Un indice frappant vient du constat que tous ces partis traditionnels sont concernés : frappant de noter que les écologistes, en plein COP 21, réalisent un de leurs pires scores, que le front de gauche et les communistes, qui n'ont pourtant de cesse de marquer leur opposition au gouvernement au nom de son non-respect des engagements pris, mordent pareillement la poussière. Qu'enfin les partis de droite, ainsi que leurs alliés centristes, ne profitent guère de ce désamour, et loin en tout cas de leurs attentes. Bien sûr les attaques du 13 novembre sont certainement pour beaucoup dans les inquiétudes des Français et leur demande insatisfaite de sécurité. Mais il faut aller beaucoup plus loin que cette explication. Voir le besoin de renouvellement d'un système interminablement otage d'une caste politique - et syndicale - enfermé dans la cooptation et très éloigné des préoccupations réelles de la population.
Les études d'opinion le disent, les tournées et conférences dans les régions que la signataire de ces lignes a récemment accomplies le confirment, les préoccupations économiques tiennent le haut du

mardi 8 décembre 2015

Des référendums pour de saines finances locales ?

par Jean-Philippe Feldman
> L’ABSENCE DE TRADITION FRANCAISE EN MATIERE REFERENDAIRE
> DE LA BONNE ET DE LA MAUVAISE UTILISATION DES REFERENDUMS
> Dans le contexte des élections régionales, il n’est pas inintéressant de se demander si une proposition de loi constitutionnelle ne pourrait pas être émise aux fins d’instaurer un mécanisme de démocratie semi-directe au plan local
Pour reprendre la définition d’un constitutionnaliste, le terme de référendum désigne, au sens le plus large, toute procédure par laquelle le corps électoral se prononce sur un projet de loi, que celui-ci émane du chef d’Etat, du Parlement, de collectivités territoriales ou de citoyens[1]. Quant au référendum d’initiative populaire, il se définit comme une procédure qui permet à un nombre

lundi 23 novembre 2015

La fiscalité des entreprises continue de constituer un frein à la reprise en France

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
 Une harmonisation fiscale avec nos voisins implique une baisse structurelle de 20 % de la fiscalité globale pesant sur les entreprises


Paris, le lundi 23 novembre 2015 – Dans sa dernière étude, l’Institut économique Molinari montre que la fiscalité des entreprises – en dépit du CICE – continue de peser sur la reprise en France.

Les recettes de l’impôt sur les sociétés ont chuté de 48 % pendant la première moitié de 2015. C’est plus que ce qui était anticipé suite à la montée en puissance du CICE, programme conçu pour encourager la compétitivité et l’emploi, ce qui montre que la reprise tarde à venir.

Une charge fiscale sur les entreprises qui continue de dépasser 60 %

Actuellement, la charge fiscale pesant sur une entreprise moyenne en France représente 62,7 % de son bénéfice net avant impôts. Lorsqu’on pense fiscalité des entreprises, on se focalise traditionnellement sur l’impôt sur les sociétés, sans prendre en compte tous les impôts et taxes dus

samedi 14 novembre 2015

Bataclan, mon amour

Par Lucien SA Oulahbib 
Est-ce un hasard ? Peut-être, mais pas sûr du tout à vrai dire, tant toucher le rock et son univers fait suite à ces attentats aveugles dans les boîtes de nuit, cafés, centres commerciaux en Israël en Inde au Kenya, afin de toucher au coeur au plus profond de l'esprit urbain le mode de vie occidental qui se diffuse un peu partout aujourd'hui pour le meilleur et pour le pire. Ces morts-vivants, bras zombifiés de l'islam nourri du logiciel rouge-brun voient le pire et prétendent ne pas en avoir un, eux, alors que leur pire est pire que tout porté par des robots posthumains.
Ce ne sont en effet pas des terroristes, mais des soldats aguerris et disciplinés recrutés moins sur le malheur supposé de leur jeunesse que sur le ressentiment de ne pas voir leur idéologie triompher sauf dans la mort.
Il faut nous débrancher de cette idée fausse prétendant que leur "réaction" (la vraie) serait le produit d'un impair et manque toujours venu d'Occident alors qu'il s'agit plutôt d'un énervement voyant que depuis la chute du Califat en 1923 l'idéocratie musulmane est en perte de vitesse, partout.
Certes, elle peut se réclamer encore d'une masse critique ; sauf que celle-ci, contrairement

jeudi 12 novembre 2015

La Suisse, l’autre pays de l’apprentissage !

Par Nicolas Lecaussin (avec Pierre Bessard)
Un article de l’IREF
apprenti crédits (licence creative commons)

L’image de la Suisse pour les Français est surtout celle d’un paradis fiscal, un asile pour ceux qui fuient l’enfer des impôts. Or, la Suisse est en réalité un pays industriel. Contrairement aux clichés, le secteur financier suisse ne représente que moins de 15% du PIB.
L’industrie (production des biens, sans les services) emploie plus de 20% de la population active. La Suisse n’est pas seulement une terre d’accueil grâce à son régime fiscal. Environ 140.000 Français travaillent dans l’industrie et les services suisses surtout dans les zones frontalières. Ils rejoignent tous les jours les 150.000 Français qui sont établis en Suisse. Le premier contributeur au PIB est le secteur MEM (machine-électricité-métallurgie). Il est aussi le premier employeur du pays avec 338.000 personnes.
Le secteur industriel est florissant grâce, bien entendu, à un système fiscal propice aux entreprises

Les nouveaux totalitaires et leurs idiots utiles se focalisent sur Israël

Par Lucien SA Oulahbib 

Tout d'abord, lorsque l'on possède encore la patience de lire leur prose, les bras hélas en tombent toujours tant leur justification aurait pu être être signé paraphé par Mr Jourdain dans une pétition écrite à sa gloire. Ainsi, clament dans Libération (29.10.2015) Sandra Laugier, "Professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon Sorbonne et Albert Ogien, Sociologue, directeur de recherche au CNRS" :


C’est bien parce qu’ils se sont opposés à l’exploitation, à la subordination et à l’aliénation des dominés que les intellectuels se sont rangés «à gauche».
Mais qui donc pourrait être pour l'exploitation, la subordination, et l'aliénation des dominés" ? Qui ? À part quelques adeptes du sang bleu ou de la supériorité en soi de la race, de la religion ? Où l'on voit bien que ces doctes universitaires et scientifiques du haut de leur chaire et laboratoire voguent dans des généralités qu'ils pensent encore être sous-tendues par des analyses solides telles que "le capitalisme repose sur l'exploitation", la "société de classe" sur la