
C’est un fait acquis, le candidat de la droite et du centre a un rapport un peu spécial avec l’argent. Pour autant, le feuilletonnage de ses turpitudes (supposées à ce stade) laisse un goût bien particulier dans la bouche des électeurs qui, pour être des veaux selon une expression gaulliste consacrée, n’en sont pas pour autant dupes au point d’avaler les manipulations les plus grossières dont les gave une presse asservie. Les forces à l’œuvre derrière la grosse manip’ Fillon sont intéressantes à analyser et les perspectives que celle-ci laisse entrevoir, bien sombres.
Une grosse ficelle bien rose
Dans un pays où la « défense du pluralisme » consiste, pour les journalistes, à faire la chasse au sein de leur corporation, à tout ce qui n’est pas de gôôche, on ne s’étonne plus du parti pris avec lequel les médias nous rendent compte des multiples rebondissements dans les affaires qui touchent les hommes politiques, particulièrement quand ces derniers sont de droite. Il suffit à se remémorer, pour les plus anciens d’entre nous, la mansuétude de ces mêmes donneurs de leçons, avec François Mitterrand, pour se dire qu’à côté de pareil étalon, « l’affaire » François Fillon fait figure de vulgaire adultère d’un greffier de province.
Cela étant posé, force est de constater que le rubricage hebdomadaire des prévarications du candidat de la droite et du centre par un Canard qui n’a jamais aussi bien mérité son qualificatif, ne poursuit qu’un objectif : l’élimination de toute possibilité d’alternance. Le « phénomène Macron » que cette agitprop’ met en avant n’est, en effet, rien d’autre qu’un ripolinage des