samedi 22 juin 2013

Et sur les vélos de Taubira, pas de taxes ?



Filippetti : une taxe sur les smartphones en 2013


  • «<i>Pour l'audiovisuel public, nous avons la redevance</i>», a précisé Aurélie Filippetti.
La ministre de la Culture a indiqué que cette taxe sur les terminaux connectés servirait à alimenter un fonds pour la culture du secteur privé.
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Et une taxe de plus! Elle frapperait cette fois les terminaux connectés, comme les smartphones ou les tablettes, et servirait à alimenter un fonds pour la culture.
Interrogée sur RMC vendredi matin, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a indiqué que la taxe sur les terminaux connectés, préconisée par le rapport Lescure, «pourrait permettre d'alimenter un fonds qui servirait à financer notamment les disquaires, qui sont en difficulté», ou encore «le domaine de la
photographie». Elle a toutefois averti qu'il ne fallait pas «alourdir la barque pour les consommateurs».
«C'est une contribution à l'achat, qu'on ne paye qu'une fois ; alors qu'une taxe, on la paye chaque année», a-t-elle déclaré. Pierre Lescure avait recommandé une contribution de 1 %, et «les parlementaires en décideront à la fin de l'année dans le cadre de la loi de finances». Selon la ministre, cette taxe «sera indolore pour les consommateurs», mais «aura un impact très fort sur toute la filière culturelle».

Retour de la publicité après 20 heures?

Aurélie Filippetti a assuré, par ailleurs, que cette contribution ne servirait pas à financer l'audiovisuel public. «Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger», a-t-elle estimé. «Pour le service public, nous avons la redevance», les parlementaires ont créé un groupe de travail pour plancher sur l'évolution de son assiette. La piste de son élargissement aux ordinateurs et tablettes est «une demande faite par certains», confirme-t-elle. «Aucune solution n'est arrêtée, et les travaux doivent se poursuivre jusqu'à mi-juillet, avec un arbitrage qui se fera dans le cadre du projet de loi de finances pour 2014», selon les précisions données par le ministère un peu plus tard.
Parmi les autres pistes évoquées pour pérenniser le financement de France Télévisions, la ministre, qui avait exclu l'an dernier un retour de la publicité après 20 heures sur la télévision publique, se dit plus ouverte aujourd'hui. «Mais, comme le marché publicitaire a beaucoup baissé, de toute façon, cela ne compensera pas le manque à gagner de France Télévisions», a-t-elle toutefois remarqué.

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